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Raccourcis vers :
| Classification | Description | Dimorphisme sexuel |
| Chant/cris | Alimentation | Répartition |
| Nidification | Comment l’aider à nicher | Anecdotes d’observations |
Fiche rédigée par Thierry BADOZ
Dernière mise à jour le
Classification
Nom commun : Chouette hulotte
Nom scientifique : Strix aluco
Famille : Strigidae
Ordre : Strigiforme
Description
La chouette hulotte est la plus puissante des chouettes de nos régions.
Taille : 40 à 42 cm
Envergure : 93 à 98 cm
Poids : masse moyenne de 500 g. De 360 g pour les plus petits mâles à parfois plus de 700 g pour les femelles en début de ponte.
La queue et les ailes de la chouette hulotte sont plus courtes que celles de l’effraie et sa musculature lui donne un vol puissant, ce qui lui permet de se déplacer plus facilement en forêt.
Massive, d’apparence ébouriffée, sa couleur varie du roux au gris, voire gris brun. La très grande majorité des hulottes de France sont rousses. Ses pattes et ses serres sont puissantes, et courtes, permettant de s’attaquer à des proies assez grosses.
Elle peut vivre plus de vingt ans, la moyenne serait plutôt de 6/7 ans.
Dimorphisme sexuel
Le mâle est plus petit que la femelle. Dans les cas extrêmes, la femelle peut peser quasiment le double du poids du mâle (ce qui l’invite parfois à une grande prudence lorsqu’il rend visite à la femelle).
Chant/cris
Le mâle hulule pour marquer son territoire et entrer en contact avec la femelle « Houuuu hou houhouhouuu » , la femelle émet un cri plus court et aigu.
Lors d’échanges avec le mâle, ou lorsqu’elle le sollicite, cela ressemble à « kiwiiik ». Bien d’autres variantes interviennent dans leurs échanges.
Voici plusieurs extraits d’enregistrements extraits de la caméra du nichoir en 2026.
Les interprétations sont faites en fonction de mes observations mises en parallèle avec mes lectures. Je peux me tromper.
Chants de deux hulottes :
Début de l’installation, on distingue le hululement caractéristique du mâle, celui de la femelle, plus court, plus aigu, et un gloussement émis lors du choix du nid.
Hululement du mâle :
Hululement permettant au mâle de marquer son territoire, ou d’entrer en contact avec la femelle.
Cri de contact de la femelle :
Cri émit lorsque la femelle sollicite le mâle pour la nourriture.
Gloussement du mâle :
Gloussement du mâle à l’entrée du nichoir, pour marquer le choix du site de nidification.
Plainte de la femelle (journée) :
Enregistré en pleine journée, cri de communication avec le mâle, pour signaler sa présence « je suis là, ne m’oublie pas »
La femelle s’adresse aux chouettons :
Alimentation
L’alimentation de la hulotte est très variée, elle se nourrit principalement de micro–mammifères, mais aussi d’oiseaux (passereaux, geais, pics…) de hérissons, belettes, et parfois d’insectes et de vers de terre lors de pénuries de proies plus nobles.
Répartition
Présente dans une grande partie de l’Europe, le Nord-Ouest de l’Afrique, jusqu’en Chine. Absente des régions sèches peu arborées et des régions boréales, absente des zones montagneuses à fort enneigement. Si on peut la rencontrer dans divers environnements, son milieu de prédilection est la forêt, de préférence de feuillus. D ‘un comportement très territorial, le couple établi est généralement fidèle à son territoire et son site de nidification, à moins d’un facteur rendant celui-ci moins sûr.
Nidification
La nidification commence en général fin février-début mars, avec des variantes selon la région, les conditions météo et les ressources alimentaires.
Nombre d’œufs : 1 à 7 (de 35 à 40 g), généralement 2 à 5. Incubation (à partir du deuxième ou troisième œuf) : environ 28 jours.
Les oisillons ont une croissance très rapide. A 8 jours, ils ouvrent les yeux, à 12 jours, les plumes des ailes commencent à sortir des tuyaux.
A deux semaines, la femelle participe à la chasse, les petits n’ayant plus besoin d’être tenus au chaud. Vers 25-35 jours, ils quittent le nid alors qu’ils ne peuvent pas encore voler (c’est normal, il ne faut pas les ramasser en croyant qu’ils sont abandonnés !). Ils grimpent alors sur un arbre avec leurs serres, bec et ailes, pour se mettre à l’abri à un endroit où les parents vont venir les nourrir.
Les petits savent voler et chasser vers 90-100 jours . Ce très long accompagnement des jeunes explique pourquoi les hulottes ne font qu’une nichée par an.
Le couple reste fidèle jusqu’à la mort d’un des deux partenaires. Des études on montré que la quasi-totalité des petits d’une nichée sont issus des deux parents identifiés, contrairement aux effraies, par exemple.
Comment l’aider à nicher
Les effectifs de la chouette hulotte sont bons, contrairement à ceux de l’effraie des clochers ou de la chouette chevêche qui ont bien besoin d’un petit coup de pouce. La pose de nichoir n’est donc pas considérée comme indispensable pour le maintien de l’espèce.
On trouve différents modèles de nichoir, avec ou sans balcon, le tout étant de proposer suffisamment de profondeur, soit autour de 55 cm, environ 25 X 25 pour le fond et un trou d’envol de 14 cm. On peut trouver des plans indiquant un trou de 12 cm, il faudra alors que la femelle ne soit pas trop grosse !
De part leur caractère très territorial, si on se trouve sur le territoire d’un couple déjà établi, il faudra attendre un changement pour que le nichoir soit peut-être visité (destruction du site de nidification, prédation, mort d’un des deux parents…).
Anecdotes grâce aux observations par caméra
à venir avec vos observations.
Bibliographie
« Rapaces nocturnes de France et d’Europe » par Théodor Mebs et Wolfgang Scherzinger
« La chouette Hulotte » par Hugues Baudvin et Philippe Perrot
Ensuite
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