Fiche mésange charbonnière

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Raccourcis vers :

Fiche rédigée par Patricia FREZEAU.

Dernière mise à jour le

Nom commun : Mésange charbonnière
Nom scientifique : Parus major
Famille : Paridae (Paridés)
Ordre : Passeriformes (Passériformes)

C’est l’une des plus grandes mésanges, de la taille d’un moineau.
Elle est facile à reconnaître grâce à sa calotte (le dessus de la tête) noire, sa « cravate » noire (un trait vertical qui descend sur la poitrine), ses joues blanches, son dos verdâtre, le dessus de ses ailes bleuté avec une barre alaire blanche et ses parties inférieures jaunes.
Elle ne doit pas être confondue avec la mésange noire.

Taille : 14 cm de longueur
Envergure : 21 à 26 cm
Poids : 16-20 grammes

Le vol de la charbonnière est direct et ondulé. Ses ailes, relativement courtes, sont un signe de sédentarité. Elles lui permettent d’être très agile dans le milieu forestier qu’elle fréquente. Le mâle s’en sert également lors de la parade nuptiale.

La différence entre femelle et mâle se situe au niveau du trait vertical sur la poitrine et le ventre, qu’on aime appeler « la cravate« . Chez le mâle, ce trait est plus large et descend jusqu’à la queue. Chez la femelle, la cravate est plus fine et irrégulière, elle s’arrête au bas de l’abdomen.

Le juvénile (le jeune oiseau) présente des couleurs plus ternes que l’adulte. Ses joues sont jaune pâle, et la bande ventrale est très discrète. Il faudra attendre la mue pour que son plumage ressemble à celui de l’adulte.

La mésange charbonnière possède une grande variété de cris et de chants, mais son chant le plus connu est un rythme sonore et répété, souvent transcrit par « tsitu, tsitu… ». Ces chants sont surtout audibles entre février et juin, et sont presque absents en juillet, août et novembre.

Son à venir

En été : Elle est insectivore et consomme des insectes et leurs larves (chenilles, pucerons, coléoptères) ainsi que des araignées et des lombrics.
En hiver : Son régime devient plus végétarien ; elle se nourrit alors de graines, de bourgeons, de fruits et de baies.

Elle a la faculté de se pendre la tête en bas, examinant ainsi le dessous des branches pour y cueillir des graines, un exploit inaccessible aux autres oiseaux.

La mésange charbonnière recherche également sa nourriture au sol. Elle dispose de deux outils performants :
– Un bec pointu très solide qui lui permet de percer ou de casser les graines à paroi épaisse.
– Des pattes robustes et griffues dont elle se sert pour caler sa proie ou sa graine sur un support avant de l’attaquer du bec.

La mésange charbonnière fréquente assidûment les mangeoires.

La mésange charbonnière est l’un des passereaux les plus répandus en Eurasie et est considérée comme une espèce sédentaire sur une grande partie de son aire de distribution. Sa répartition géographique couvre la totalité de l’Europe (à l’exception de l’Islande), le Nord-Ouest de l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et une grande partie de l’Asie Centrale jusqu’à l’Extrême-Orient. Elle est extrêmement adaptable et occupe une variété d’habitats, allant des forêts de feuillus (sa préférence) aux bois mixtes, en passant par les parcs, les haies, les vergers et les jardins urbains, ce qui en fait un oiseau très commun, y compris en ville.

Dès le printemps, parfois dès le début du mois de mars, on peut observer une femelle perchée sur une branche, lançant de petits cris aigus, les ailes abaissées et agitées de tremblements. Ce comportement imite un jeune oiseau quémandant de la nourriture. Elle invite ainsi le mâle à lui faire une offrande de proie symbolique. Si le mâle s’exécute, cela confirme la formation du couple . Il s’agit de la parade nuptiale.

La construction du nid est assurée par la femelle seule. L’emplacement du nid peut être le creux d’un arbre, un nichoir, ou d’autres endroits parfois étonnants (une boîte aux lettres, une ventilation, sous une gouttière).. Le nid est fait à base de mousse, recouverte de poils (chat, chien ou autres animaux) et de plumes.

La femelle pond 5 à 12 œufs, en général entre avril et juin (généralement une à deux couvées). La femelle assure seule la couvaison à partir du dernier ou avant dernier œuf pondu. L‘incubation va durer 13 à 15 jours. Durant cette période, le mâle la ravitaille régulièrement au nichoir ou à proximité du nid.

Après l’éclosion, les deux parents assurent le nourrissage. Vu de l’extérieur, on observe un ballet incessant d’apports (chenilles, araignées, petits insectes volants). On commence alors à entendre les petits, faiblement au départ, puis de plus en plus fort.

Après 18 à 21 jours de nourrissage intensif, les jeunes mésanges sont prêtes à s’envoler. Les parents continuent à apporter de la nourriture pour les inciter à faire le saut vers leur nouvelle vie. Une fois dehors, ils sont encore nourris quelques jours par les parents et restent parfois en groupe encore plusieurs semaines.

La mésange charbonnière adopte facilement les nichoirs.
Pour être adapté, celui-ci doit présenter un trou d’envol d’un diamètre de 32 mm.
Le nichoir doit être placé à une hauteur minimale d’1,50 mètre et à l‘abri du soleil de l’après-midi.
S’il n’est pas déjà protégé des intempéries (sous un débord de toit, par exemple), il faut éviter les expositions Nord/Nord-Ouest pour empêcher l’eau de pluie d’entrer à l’intérieur.

Concernant l’entretien et la fabrication :
– L’intérieur du nichoir ne doit surtout pas être peint.
– La profondeur sous l’entrée est cruciale pour que les prédateurs ne puissent pas atteindre les oisillons. Il est d’ailleurs recommandé de réaliser un nichoir dit « à balcon » afin de mieux protéger la nichée des prédateurs. Cela servira également à protéger la nichée des intempéries.
Une plaque métallique peut également être ajouté devant le trou d’envol afin que l’entrée ne puisse pas être agrandi par un prédateur.
– Pour prolonger sa durée de vie, vous pouvez appliquer une couche d’huile de lin à l’extérieur ; cela peut être renouvelé chaque automne.
– Le nettoyage doit se faire uniquement à l’automne (retirer les matériaux du nid, frotter l’intérieur du nichoir avec un désinfectant).
– Il est conseillé d’ajouter de petits trous d’aération en haut du nichoir. Cela permettra à la famille de moins souffrir en cas de forte chaleur.
– Vous pouvez également ajouter des trous d’évacuation sous le nichoir au cas où de l’humidité devrait s’écouler.

Il est impératif de ne jamais toucher ni ouvrir le nichoir entre le début du mois de mars et l’automne, afin de ne pas causer l’échec de la nichée.

Enfin, il est bon de noter qu’en hiver, les nichoirs peuvent servir de dortoir, ce qui augmente considérablement les chances de survie des oiseaux durant la mauvaise saison.

Voici un exemple de plan de nichoir :
Le diamètre du trou d’envol est de 32 mm.

  • Date de ponte anormale (Ostwald – 2024) : Le premier œuf fut pondu le 7 mars, mais le deuxième n’a été pondu que le 30 mars. Elle en a pondu 7 au total. Il n’y a eu que 5 naissances.
  • Grand nombre d’œufs pondus (Strasbourg – 2024) : Ponte de 10 œufs (le premier a été pondu le 28 mars), pour 9 naissances.

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En savoir plus à propos de la mésange charbonnière et de ses nids connectés :

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